Catégorie prévue
La machine doit figurer dans la liste réglementaire.
Le risque mécanique ne suffit pas seulVérifications réglementaires CDE
Arrêté du 5 mars 1993 VGP trimestrielle
CDE réalise les vérifications générales périodiques des équipements de travail expressément soumis au délai de trois mois : certaines presses, massicots, presses à balles, compacteurs et systèmes de compactage.
La dangerosité seule ne suffit pas : la catégorie de la machine et les conditions prévues par l’article 1 doivent être vérifiées avant l’intervention.
Faire qualifier une machine ↗Condition d’application
L’article 1 de l’arrêté du 5 mars 1993 dresse une liste limitative. Pour relever de cette périodicité, l’équipement doit appartenir à l’une des onze catégories, être mû par une source d’énergie autre que la force humaine directement employée et être chargé ou déchargé manuellement en phase de production.
Au moment de son utilisation, l’équipement concerné doit avoir fait l’objet de sa vérification générale périodique depuis moins de trois mois.
Une ligne entièrement automatisée, sans chargement ou déchargement manuel en phase de production, ne doit pas être classée automatiquement sous cette obligation.
Consulter l’article 1 sur Légifrance ↗Liste réglementaire complète
Les appellations commerciales varient. CDE revient à la fonction réelle et à la catégorie réglementaire de chaque machine.
Presses pour le travail à froid des métaux, notamment lorsqu’elles forment, plient, emboutissent ou découpent.
Presses utilisant un mécanisme à vis pour produire l’effort de travail.
Machines de moulage des matières plastiques ou du caoutchouc.
Presses utilisées pour le moulage ou la mise en forme des métaux.
Découpe du papier, du carton, du bois ou des matières plastiques en feuille.
Façonnage des cuirs, peaux, papiers, cartons ou plastiques en feuille.
Presses à dorer, à gaufrer ou à découper expressément citées par le texte.
Machines à cylindres utilisées dans l’industrie du caoutchouc.
Compactage de cartons, plastiques, textiles ou autres matières en balles.
Compacteurs fixes et équipements utilisés pour réduire le volume des déchets.
Systèmes intégrés aux véhicules de collecte d’ordures ou de déchets.
Elles peuvent présenter des risques importants, mais ne figurent pas comme catégorie autonome dans cette liste. Une cisaille métallique ne doit donc pas être annoncée automatiquement avec une VGP réglementaire trimestrielle sur la seule base de cet arrêté.
Détériorations susceptibles de créer un danger
La vérification porte sur les parties visibles et sur les éléments accessibles après démontage des carters ou capots. Son contenu est adapté à la conception et aux modes de fonctionnement de la machine.
Fixations, fissures, déformations, oxydation et éléments susceptibles de tomber ou d’être projetés.
Carters, protecteurs fixes ou mobiles, interverrouillages et accès aux zones dangereuses.
Câbles, flexibles hydrauliques, tuyauteries pneumatiques, raccords, fuites et pressions.
Pupitre, pédale, commande bimanuelle, arrêt normal, arrêt d’urgence et retour au neutre.
Barrages immatériels, tapis ou bords sensibles, fins de course et signalisation.
Essais fonctionnels, bruits, vibrations, jeux, usures et comportement global de la machine.
Pour une machine utilisée uniquement durant une campagne saisonnière et dont l’intercampagne dépasse trois mois, une seule vérification est requise pendant cette période.
La remise en service au début de la nouvelle campagne doit toutefois être précédée d’un essai de fonctionnement en sécurité.
Exemples courants
Le nom usuel ne suffit jamais : technologie, matériau travaillé et mode d’alimentation doivent être identifiés.
Mécanique ou hydraulique pour le travail à froid des métaux, selon sa conception.
À rattacher à la catégorie exacte selon sa technologie et son fonctionnement.
Moulage par injection de matières plastiques ou de caoutchouc.
Papier, carton, bois ou matières plastiques en feuille uniquement.
Carton, papier, plastique, textile ou matières assimilées.
Compacteur fixe, poste de compactage ou système de véhicule de collecte.
Déroulement
La qualification initiale évite d’appliquer à tort la périodicité trimestrielle à un équipement hors liste ou hors conditions.
Type, énergie, fonction, alimentation manuelle et catégorie réglementaire.
Constructeur, modèle, numéro, année, fonction et documentation.
Structure, protecteurs, raccordements, propreté et composants accessibles.
Cycle, commandes, arrêts, interverrouillages et dispositifs de sécurité.
Fluides, pressions, jeux, ressorts, freins, embrayages et fins de course.
Périmètre, résultats, limites et détériorations susceptibles de créer un danger.
Préparer la VGP
L’intervention doit permettre l’accès aux composants et les essais des fonctions sans exposer les personnes.
Plaque, constructeur, modèle, numéro et année lisibles.
Notice, schémas utiles, dernier rapport et historique de maintenance.
Protecteurs, carters, pupitre, groupe hydraulique et organes accessibles.
Produit, matériau ou charge permettant un cycle représentatif si nécessaire.
Personne connaissant les modes, commandes et particularités de la machine.
Production maîtrisée et personnes écartées pendant les essais.
Zones d’intervention
CDE intervient dans l’Yonne, l’Aube, la Côte-d’Or, la Nièvre, la Haute-Marne et le Loiret.
Questions fréquentes
Le texte prévoit que la machine concernée doit avoir fait l’objet de sa VGP depuis moins de trois mois au moment de son utilisation.
Oui si elle relève des presses mécaniques ou hydrauliques pour le travail à froid des métaux et si les autres conditions de l’article 1 sont réunies.
Ces deux catégories figurent expressément dans la liste, sous réserve des conditions de motorisation et de chargement ou déchargement manuel.
Non. Elle n’est pas citée comme catégorie autonome dans l’article 1. Son équipement et le cadre du contrôle doivent être qualifiés séparément.
Le Code du travail prévoit des personnes qualifiées, compétentes dans la prévention des risques présentés par les équipements concernés et connaissant les dispositions réglementaires applicables.