Vérification périodique
Examen de l’état de conservation destiné à rechercher les détériorations pouvant créer une situation dangereuse.
Périodicité réglementaireOrganisme d’inspection indépendant de type A
Arrêté du 1er mars 2004 Articles 2 et 24
CDE réalise la vérification périodique des accessoires de levage : élingues chaîne, câble ou textile, palonniers, pinces, aimants, ventouses, manilles et autres accessoires amovibles placés entre l’appareil et la charge.
La mission commence par l’identification de chaque accessoire, puis recherche les usures, déformations, coupures, ruptures de fils, attaques chimiques ou réparations susceptibles d’altérer sa résistance.
CDE intervient dans l’Yonne, l’Aube, la Côte-d’Or, la Nièvre, la Haute-Marne et le Loiret.
Planifier une vérification ↗Cadre réglementaire
L’article 2 définit l’accessoire de levage comme un équipement non incorporé à une machine, placé entre l’appareil de levage et la charge ou sur la charge pour permettre sa préhension. L’article 24 prévoit une vérification périodique tous les douze mois.
La vérification périodique consiste en un examen ayant pour objet de vérifier le bon état de conservation de l’accessoire de levage.
Le terme « VGP » est courant, mais le texte réglementaire emploie « vérification périodique des accessoires de levage ».
Consulter l’article 24 sur Légifrance ↗Accessoires concernés
Chaque technologie possède ses propres modes de dégradation et ses critères de contrôle.
Chaînes, mailles de tête, raccourcisseurs, crochets, raccords et composants assemblés.
Câbles métalliques, boucles, cosses, manchons, épissures, crochets et terminaisons.
Sangles plates, élingues rondes, gaines, boucles, coutures et protections.
Structure, soudures visibles, oreilles, axes, points d’accrochage et accessoires associés.
Mâchoires, mécanismes, corps, axes, filetages, verrouillages et identification.
Surfaces de contact, commande, vide, étanchéité, indicateurs et alarmes selon la conception.
État de conservation
Un accessoire propre et identifiable permet d’appliquer les critères correspondant à son matériau, sa construction et sa capacité.
Échéance de référence de la vérification périodique.
Charge maximale d’utilisation lisible et cohérente.
Usure, déformation, coupures, corrosion et réparations.
Chaque accessoire est identifié et examiné individuellement.
Points de contrôle
Les familles ci-dessous sont adaptées à l’accessoire réellement présenté et aux critères de réforme applicables.
Fabricant, référence, numéro ou repère interne disponibles.
Présence et lisibilité de la charge maximale d’utilisation.
Usure, allongement, déformation, entailles, corrosion et torsion.
Fils cassés, hernie, étranglement, écrasement, corrosion et déformation.
Coupures, abrasion, déchirure, échauffement et attaque chimique.
État des assemblages porteurs, protections et zones de contact.
Déformation, ouverture, usure, rotation et dispositif anti-décrochage.
Corps, axe, filetage, déformation, usure et goupillage éventuel.
Usure, ovalisation, entailles, assemblages et maintien des composants.
Déformations, fissures visibles, corrosion, soudures, oreilles et axes.
Surfaces de prise, axes, ressorts, jeux et mécanisme des pinces.
Corps, levier, verrouillage, contact et sécurités selon la conception.
Lèvres, joints, flexibles, réservoirs, indicateurs et alarmes.
Corps, filetage, émerillon, articulation et déformations.
Décoloration, fusion, brûlure ou exposition thermique incompatible.
Oxydation, piqûres et dégradation incompatible avec les limites.
Soudure, transformation ou assemblage non prévu affectant la résistance.
Comparaison avec les limites d’emploi et critères de réforme applicables.
Trois technologies
Une même anomalie visuelle ne s’interprète pas de la même façon sur une chaîne, un câble métallique ou un textile.
Allongement, perte de section, torsion, entailles, corrosion et déformation des composants.
Ruptures de fils, corrosion, hernie, étranglement, déformation et dommages des terminaisons.
Abrasion, couture rompue, gaine ouverte, brûlure, attaque chimique et contamination.
Article 24
L’article 24 ne prévoit pas, pour la vérification périodique annuelle, une épreuve en charge systématique de tous les accessoires. Il impose l’examen de leur bon état de conservation.
Un contrôle ou un essai complémentaire peut néanmoins résulter de la notice du fabricant, d’une réparation, d’une transformation, d’un doute sur l’intégrité ou de la conception particulière de l’accessoire.
L’absence d’épreuve systématique ne signifie pas un contrôle sommaire.
L’examen doit rechercher les détériorations et les comparer aux critères de réforme applicables.
Déroulement de l’intervention
Un inventaire préparé et un repérage individuel facilitent la vérification et la restitution des résultats.
Regroupement par familles : chaînes, câbles, textiles, palonniers, pinces et autres.
Repère, fabricant, CMU, dimensions et caractéristiques utiles.
Zones porteuses accessibles et salissures ne masquant pas les détériorations.
Contrôle de chaque composant selon sa technologie et ses critères de réforme.
Détériorations, identification manquante, limites atteintes et observations.
Traçabilité des accessoires contrôlés et des résultats relevés.
Préparer la vérification
L’employeur prépare l’inventaire et présente les accessoires dans un état permettant l’examen de toutes les zones porteuses accessibles.
Zones d’intervention
CDE intervient auprès des industriels, ateliers, logisticiens, entreprises du BTP, collectivités et gestionnaires de matériels.
Auxerre, Sens, Joigny, Migennes, Tonnerre, Avallon et l’ensemble du département.
Contrôle dans l’Yonne →Troyes, Romilly-sur-Seine, Nogent-sur-Seine, Bar-sur-Aube et l’ensemble du département.
Contrôle dans l’Aube →Dijon, Beaune, Montbard, Châtillon-sur-Seine et l’ensemble du département.
Contrôle en Côte-d’Or →Nevers, Varennes-Vauzelles, Cosne-Cours-sur-Loire, Decize et l’ensemble du département.
Contrôle dans la Nièvre →Chaumont, Saint-Dizier, Langres, Joinville et l’ensemble du département.
Contrôle en Haute-Marne →Orléans, Montargis, Gien, Pithiviers et l’ensemble du département.
Contrôle dans le Loiret →Après l’intervention
Le rapport formalise les accessoires présentés, leur identification, les examens réalisés et les observations relevées.
Questions fréquentes
L’article 24 de l’arrêté du 1er mars 2004 prévoit une vérification périodique tous les douze mois.
Notamment les élingues, palonniers, pinces auto-serrantes, aimants, ventouses, clés de levage et autres accessoires amovibles placés entre l’appareil et la charge.
Oui. Une élingue chaîne utilisée comme accessoire de levage relève de la vérification périodique annuelle.
Non. L’article 24 impose un examen de l’état de conservation, sans épreuve en charge annuelle systématique. La notice ou une situation particulière peut imposer un contrôle complémentaire.
L’absence d’identification ou de CMU empêche de vérifier ses caractéristiques et limites d’emploi. La situation doit être traitée avant réutilisation.
L’appareil produit le mouvement de levage. L’accessoire est placé entre l’appareil et la charge ou sur la charge pour permettre sa préhension.